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| | Concert Depeche Mode : géant ! |
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 | Pour le plus grand concert « indoor » jamais mis sur pied en Suisse, Depeche Mode a attiré quelque 17'000 fans dans la Halle 6 de Palexpo, le 11 novembre dernier. «Nous avons montré qu'on pouvait organiser de grands concerts à Palexpo», a déclaré Vincent Sager, directeur d'Opus One qui organisait la manifestation.
Il ne nous appartient pas de dresser ici un bilan artistique de la prestation de ce groupe légendaire.
Nous avons donc fait le choix de vous restituer quelques extraits de l’article paru dans la Tribune de Genève du 12 novembre dernier, sous la plume du journaliste Fabrice Gottraux.
« Se rendre sur l’immense esplanade couverte devant la Halle 6 était en soi déjà assez dépaysant pour palper l’extraordinaire du moment. (…) Passé l’entrée, réglée de main de maître par une équipe qui en a vu d’autres, le spectateur se retrouve dans une immense halle. La numéro 6, en l’occurrence.
A gauche, les débits de boisson, minuscules sous l’immense toiture en tôle. A droite, un rideau, énorme. On traverse. Voilà la scène. Et 17 000 personnes naviguant tranquillement d’un bord à l’autre, s’agglutinant pour pêcher un soda (…).
Vingt et une heures. Andrew, Martin, Dave et les autres (…) débarquent sur un rythme de techno. Du cadre métallique du hangar aux néons de frigidaire restés allumés derrière l’estrade, l’impression est tenace de participer à une rave party.
In Chains. Le premier titre du tout dernier album lance le concert. Deux écrans sur les côtés. Un grand au milieu. Des visages, des cosmonautes, un œil projeté sur une demi-sphère, scrutant la foule. Les images sont bien ficelées. L’effet est spectaculaire.
Le volume sonore aussi est impressionnant. Le chant fait des échos. On se dit que non, le son n’est pas bon. Mais à bien y entendre, cette débauche de décibels à la limite de la rupture correspond parfaitement au caractère synthétique de la musique de Depeche Mode. (…).
Une curiosité. Ouverte sur ses côtés, la scène donne à voir les musiciens de profil. Peu de monde est venu regarder par ici. Coup d’œil sans pareil sur la régie lumière, avec moniteurs en pagaille et caisses à roulettes garées tout autour dans un désordre apparent. Pour le coup, c’est l’envers du décor qui se livre au spectateur, la pointe d’un iceberg technologique sans lequel une telle prestation n’existerait pas, aussi géante soit-elle.
On se retrouve à dix mètres du guitariste Martin Gore lorsque celui-ci entame sa partie vocale, dont un magnifique Home accompagné au piano (…). Des tubes à gogo, une lampée de nouveaux titres. Et pour terminer, comme de coutume, le toujours aussi excitant Personal Jesus. Ovations. Lumière sur le public. Ce mardi soir, un monstre est passé par la Halle 6 de Palexpo.
Au retour, des milliers de personnes se dirigent vers la gare de Cointrin, où des trains spéciaux ont été affrétés. Tout roule. L’organisation était impeccable. Dans le hangar, il y avait même un bancomat. »
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